Mirlin's Hourglass

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Alan Nilson
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Auror & Professeur de DCFM
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Date d'inscription : 04/07/2017
MessageSujet: Alan Nilson Lun 17 Juil - 13:32
Alan
Nilson
Identité
  • Prénom : Alan
  • Nom : Nilson
  • Sexe : Masculin
  • Âge : 33 ans
  • Espèce : Humain
  • Nationalité : Britannique
  • Statut de sang : Sang Pur
  • Baguette : Chêne rouge, plume de phénix, plutôt flexible, 32 cm
  • Métier :  Professeur de Défense Contre les Forces du Mal (ex-Auror actif, actuellement réserviste)

  • Patronus : Loup commun gris
  • Particularité Magique : Lyncanthrope (Par morsure)
Scolarité

NOTES AUX BUSES/ASPICS/DE L’ANNÉE PRÉCÉDENTE

  • Astronomie : Effort Exceptionnel
  • Botanique : Effort Exceptionnel
  • Défense Contre les Forces du Mal : Optimal
  • Histoire de la Magie : Acceptable
  • Métamorphose : Optimal
  • Potions : Effort Exceptionnel
  • Sortilèges Optimal
  • Vol : Optimal
  • Arithmancie : Effort Exceptionnel
  • Étude des Runes : Effort Exceptionnel
  • Soins aux Créatures Magiques : Effort Exceptionnel
  • Clubs/équipe/distinction/etc :
    Batteur de l'équipe de Quidditch de Serdaigne (2ème à 7ème année)
    Capitaine de l'équipe de Quidditch de Serdaigle (6ème à 7ème année)
    Mention spéciale pour sa performance pratique en Sortilèges et en DCFM aux ASPICS

RP (Histoire, Physique, Caractère)
Chapitre 1

Lorsque ses yeux s’ouvrirent, le fin rideau de lumière était tellement dilué par les murs noirs de jais que la pièce était plongée dans la pénombre, même lorsque le soleil atteignait son zénith. L’homme se leva de sa couche et se débarrassa de son uniforme élimé de prisonnier avant de se planter devant le petit lavabo à deux pas de lui.

Lorsqu’il posa le regard sur le miroir brisé au-dessus du lavabo, il aperçut dans son reflet un homme d’une trentaine d’années dont les cheveux noirs étaient déjà striés de gris au niveau des tempes. Son teint déjà pâle d’ordinaire était presque blafard, dû au manque de lumière depuis des années. Ses yeux noisette n’avaient pourtant rien perdu de leur détermination.

De taille moyenne, avec son mètre quatre-vingt, il était doté d’une silhouette svelte et toujours assez musclée, en dépit de ses conditions d’incarcération. Nurmengard n’était pas un lieu facile à vivre, que ce soit en termes de décor, de voisins de cellules fous à lier ou encore de nourriture peu ragoûtante. Pourtant, en sept ans d’emprisonnement, il était resté sain d’esprit, de façon assez ironique grâce à cet autre lui-même, cette excroissance de son esprit qui était née depuis sa morsure, quatorze ans plus tôt, ce loup sauvage et pourtant semblable à lui par bien des aspects.

Le prisonnier 474 était un loup-garou, raison officielle de son incarcération dans cette prison maudite du continent européen, construite par le tout aussi maudit Gellert Grindelwald, qui résidait dans une cellule au sommet de la même tour où se trouvait le lycanthrope.

Un morceau de verre brisé à la main, il entreprit de se raser en sifflotant. C’était un jour comme les autres qui commençait et pourtant, il se finirait différemment : la réussite ou la mort, tel serait son pari du jour. « Lug » était visiblement de la même opinion, ils étaient restés trop longtemps enfermés ici au goût du loup qui préférait le plein air.

Après s’être rasé de près, il s’entailla légèrement le poignet et utilisa son sang comme une encre pour tracer des symboles runiques sur le sol. Ce n’étaient pas les premiers, cela faisait des mois qu’il en traçait sur les murs, le sol et même le plafond lorsqu’il se hissait sur son lit pour l’atteindre. La magie des caractères anciens et celle de son sang seraient bientôt mêlés dans un rituel complexe, extrêmement long et pénible mais dont les résultats seraient, il l’espérait, à la hauteur de son attente.

Lorsque les premiers rayons  vinrent caresser les premières runes, elles s’illuminèrent d’une lumière rougeâtre et comme par le biais d’une contamination, les runes adjacentes s’allumèrent à leur tour. Assis sur le sol en tailleur, les yeux fermés et les mains maculées de sang plaquées au sol, il murmurait inlassablement la même formule, comme un psaume, en invoquant un très vieil arcane appris autrefois dans son grimoire familial et dont il lui avait fallu si longtemps pour se souvenir dans les détails.

Des minutes, peut-être des heures, s’écoulèrent ainsi, il avait du mal avec la notion du temps, avant que les murs ne commencent à vibrer autour de lui, comme secoués par un tremblement de terre. Le sol se mit lui aussi à être pris de secousses et les sorciers et sorcières enfermés dans les autres cellules sortirent de leur langueur, criant, s’agitant, hurlant à l’aide. Les gardes qui couraient dans les couloirs étaient trop dépassés par la situation pour leur venir en aide, se contentant de se diriger au plus vite vers les sorties pour sauver leurs vies.

Bientôt, les pierres des murs se mirent à s’effriter et à se fissurer mais les murs eux-mêmes tenaient bon. Ce fut moins le cas de la porte de la cellule, qui fut bientôt réduite à l’état d’éclats de bois, éjectés vers l’extérieur comme autant de projectiles mortels.

Lorsque le prisonnier se leva, il attrapa les vêtements élimés à côté de lui et les revêtit, couvrant les runes qui figuraient également sur son corps, gravées au fil du temps. Ses yeux pétillaient de malice et son sourire était féroce lorsqu’il émergea de la pièce, à la stupeur et à l’indignation des autres prisonniers, qui lui hurlaient de les aider. Les vibrations allaient en s’intensifiant mais le prisonnier allait d’un pas lent, s’habituant à marcher avant de se mettre à courir à petites foulées, profitant des portes laissées ouvertes dans la précipitation par les gardiens.

Il ne s’arrêta qu’à proximité de l’entrée principale de la prison, dans les bureaux administratifs des gardes. Le prisonnier se saisit d’une des longues capes noires accrochées et se dirigea vers l’un des tiroirs où étaient conservés les effets personnels des détenus.

Sa main se posa sur celui qui portait l’appellation « A. Nilson ». Il y trouva des vêtements pliés, dont il se revêtit, complètement indifférent aux tremblements des murs de plus en plus forts, qui faisaient pleuvoir aux alentours de la poussière et des gravats. Les vêtements lui allaient plutôt bien, peut-être un peu plus amples que dans son souvenir. Son sourire s’élargit lorsque ses doigts se refermèrent sur la baguette de chêne rouge, qui pulsa entre ses doigts.

Son regard perdit de son intensité lorsqu’il posa les yeux sur une photographie en noir et blanc, représentant une femme, une petite fille de quatre ou cinq ans et un homme, qui lui ressemblait mais semblait plus jeune, tellement plus jeune.

Utilisant une autre des capes accrochées comme un baluchon, il enfourna ses affaires dedans et se jeta un sortilège de désillusion avant de gagner l’extérieur. Les gardes étaient trop occupés à débattre entre eux du fait de retourner ou non à l’intérieur pour chercher les prisonniers, si bien qu’ils n’aperçurent par la silhouette presque invisible, se glisser jusqu’à l’orée du bois avant de disparaître dans la forêt.

Voilà comment on s’échappe de l’une des prisons les mieux gardées au monde : énormément de patience, énormément de détermination et énormément de chance aussi. La détermination, Alan l’avait toujours eue, la patience, il l’avait apprise… quant à la chance, il l’avait appelée de ses vœux et ceux-ci avaient été exaucés.


- Vous voyez, ce n’était pas si flamboyant que vous le pensiez. Expliqua-t-il en dégustant une tasse de thé.
- Certes mais s’évader de Nurmengard n’est pas rien… J’ai pourtant le souvenir d’un enfant peu propice à la patience et à la concentration à son arrivée à Poudlard.
- Ah, j’étais bien différent à onze ans, je suis le premier à le reconnaître…

Chapitre 2

L’enfant courait dans le couloir du Poudlard Express, se faufilant entre les élèves plus âgés avant d’atteindre un compartiment vide, où il put poser sa valise et s’installer. Plusieurs d’entre eux avaient pesté sur son passage mais le jeune garçon n’en avait cure, il ne pensait qu’à Poudlard où il commencerait sa scolarité aujourd’hui !

Fils aîné de la prestigieuse famille Nilson, il n’aimait pourtant pas toutes les obligations inhérentes à l’héritier d’une riche famille de Sang-Pur. Paradoxalement, son petit frère Robert paraissait obsédé par tous les privilèges des Sang-Purs, l’argent, la politique… tout ce qui barbait royalement Alan. Il voulait apprendre la magie, voler sur un balai, jouer au Quidditch ! La politique était bien le dernier de ses soucis.

Alan avait accueilli un seul invité jusque-là, un petit félin au pelage gris souris, qui était venu se frotter à sa jambe en miaulant. Le chaton était visiblement très friand de caresses et autres gratouilles, se laissant volontiers dorloter sur ses genoux.

Le calme du trajet fut interrompu par l’arrivée d’un autre envahisseur : un grand dadais aux cheveux bruns qui devait être en première année aussi parce qu’il n’avait pas de blason sur sa robe de sorcier. Il n’avait d’ailleurs par l’air habitué aux vêtements sorciers, réajustant en permanence sa robe et sa cape.

Il s’appelait Arthur Morrison, un sorcier né-moldu qui n’était autre que le propriétaire du chaton, Mercure. C’était un vrai moulin à paroles mais sa curiosité était rafraichissante pour le sang-pur, qui découvrit plus de choses sur le monde moldu en trois heures que pendant toute son enfance. Dans les magazines et les livres en la possession d’Arthur, Alan découvrit l’électricité, le cinéma, la télévision et plus impressionnant encore, le téléphone ! Tant de sorciers considéraient les moldus comme arriérés alors qu’ils pouvaient communiquer instantanément sur des centaines de kilomètres, là où les hiboux des sorciers mettaient au mieux plusieurs jours de trajet.

Les deux jeunes sorciers, dont les enfances étaient pourtant aux antipodes l’une de l’autre, devinrent vite inséparables et d’autant plus vite redoutés par le corps professoral de Poudlard comme un duo inventif et farceur.


- Je confirme que vous étiez redoutés comme la peste ! D’ailleurs, vous n’étiez pas très assidu dans vos études les deux premières années…
- Je me suis tout de même nettement amélioré à partir de ma troisième année.
- Je le concède mais surtout grâce à une certaine sorcière du nom de Mary Doherthy, n’est-ce pas ?
- Je plaide coupable. Pour ma défense, elle en valait largement la peine.

À votre propos
  • Prénom/Surnom : Laurent
  • Sexe M
  • Multi-Compte ? : Oui (Arthur Morrison, Duncan Morrison & Marius Black)
  • Feat du personnage : Colin Farrell (notamment dans le rôle de Percival Graves, dans les Animaux Fantastiques)
  • Comment avez-vous connu le forum ? : Je suis l'un de ses créateurs
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Auror & Professeur de DCFM
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MessageSujet: Re: Alan Nilson Lun 24 Juil - 0:40
Suite
Chapitre 3

Au début de sa troisième année, tout réussissait à Alan Nilson. Il faisait partie de l’équipe de Quidditch de Serdaigle depuis un an et s’était imposé comme l’un des batteurs les plus doués de l’école, ayant facilité nombre de victoires des bleu et argent. Ses notes étaient acceptables bien que largement en deçà de son potentiel mais les années d’école n’étaient-elles pas faites pour s’amuser, après tout ?

Depuis le début de l’année, il avait commencé à s’intéresser aux filles. Il aimait bien flirter avec elles, les faire rougir et leur voler un baiser à l’occasion. La plupart étaient réceptives, bien qu’il se soit mis un point d’honneur à ne pas courtiser celles qui étaient en couple. Un Nilson n’était pas un coucou après tout, il ne chassait pas dans le nid des autres.

Une fille qui l’avait intéressé, c’était Mary Doherthy. Serdaigle également, c’était une petite blonde assez jolie mais qui passait le plus clair de son temps à étudier. Elle n’aimait pas voler et le Quidditch n’était pas vraiment sa tasse de thé. Alan l’avait approchée suite à un pari avec Arthur, histoire de la faire sortir un peu de sa réserve et rougir un peu.

Jamais de sa vie ne s’était-il pris un tel râteau. Non seulement Mary n’était pas impressionnée par son pedigree de sang-pur, son palmarès au Quidditch ou même sa popularité en général mais elle trouvait même qu’il était puéril et superficiel, se contenant de briller au sport et par ses farces mais sans réel accomplissement derrière. Pire encore, elle considérait que la comparaison entre la sophistication de ses farces et la médiocrité de ses notes dénotait d’un gâchis de potentiel flagrant. En d’autres termes, il avait tout à fait le droit de perdre son temps en futilités mais pas de lui faire perdre le sien.

La surprise l’avait laissé sans voix, même après le départ de la jeune fille mais l’humiliation avait été d’autant plus cuisante qu’elle sonnait vrai. Il s’était accoutumé à cette existence confortable, facile et à fournir le moins d’efforts pour un maximum de résultats.

Lorsqu’il se renseigna sur Mary, il découvrit qu’elle était non seulement l’une des meilleures élèves de leur année, ce qui était d’autant plus impressionnant pour une sang-mêlée provenant d’une famille sorcière assez récente, mais qu’elle prenait aussi le temps d’aider des élèves en difficulté, notamment des nés-moldus qui avaient parfois bien du mal à appréhender la culture sorcière.

Ce fut une époque de remise en question pour l’adolescent. En effet, il songea à son père qui s’était battu pendant la guerre contre Grindelwald pour protéger son pays et à son travail d’Auror, au service de la population. Etait-ce vraiment un comportement digne d’un Nilson que de ne pas faire de son mieux ?

Le Serdaigle décida de changer d’attitude. Bien que toujours membre de l’équipe de Quidditch, il abandonna les flirts et réduisit la fréquence de ses farces avec Arthur. A la place, il se mit à étudier d’arrache-pied, tout particulièrement dans les matières qui l’intéressaient et qui lui seraient utiles pour devenir Auror un jour. Il cessa aussi de courtiser Mary mais se montra cordial et poli à son égard, gardant toujours un œil sur elle mais sans l’importuner. Peut-être n’était-il pas digne d’elle aujourd’hui mais demain était un autre jour.


- Vos notes se sont clairement améliorées mais les farces ? J’en garde vivement le souvenir…
- Disons que ce qu’elles ont perdu en quantité, elles l’ont gagné en qualité, au point d’en devenir mémorables. M’améliorer en sortilèges, en métamorphose et en potions a eu bien des avantages…
- Ne m’en parlez pas ! Les jeunes générations parlent encore de la patinoire que Morrison et vous aviez créée dans les couloirs.
- Au moins, j’avais moins de temps pour en faire lorsque j’ai commencé à sortir avec Mary, non ?
- Je n’ai jamais compris pourquoi elle avait changé d’avis d’ailleurs.

Quatorze ans n’était pas un âge facile. Jongler entre les cours, surtout avec trois matières en option qui commençaient à se corser. Heureusement, Arthur était tout aussi assidu que lui, le Gryffondor désirant aussi devenir Auror, si bien que les deux compères étudiaient souvent ensemble, quand ils ne s’affairaient pas à quelque farce grandiose. Celles-ci visaient davantage à éblouir la galerie qu’à humilier des gens, en dehors de quelques énergumènes vraiment imbuvables qui tourmentaient les plus faibles pour leur plaisir.

Il faisait désormais partie des meilleurs élèves de son année dans plusieurs matières, notamment la Défense Contre les Forces du Mal, les Sortilèges et la Métamorphose, où il talonnait même Mary Doherthy. Il fut d’ailleurs surpris en cours d’année lorsque la dite Serdaigle lui fit passer un message pour l’inviter à l’accompagner lors d’une journée à Pré-au-Lard. Ce jour-là, Alan ressentit consécutivement de la surprise, de la joie, de l’interrogation, de l’appréhension puis de la détermination. Le batteur n’avait aucune garantie que ce rendez-vous débouche sur quelque chose mais il ferait tout son possible pour qu’il se passe au mieux.

Après lui avoir répondu par parchemin à son tour pour accepter son invitation, Alan se mit en tête de préparer le rendez-vous parfait : il négocia avec le concierge pour pouvoir utiliser un carrosse afin de se rendre avec Mary à Pré-au-Lard et il envoya un hibou pour réserver une table bien placée aux Trois Balais. Le Serdaigle se renseigna également discrètement sur les goûts de l’adolescente, notamment en matière de fleurs. Le jour J, les choses ne se passèrent pas exactement comme il l’aurait voulu mais dans l’ensemble, la journée se passa bien et se termina par un baiser sur la joue qui le laissa plus heureux que si les Tornades de Tutshill lui avaient proposé un poste de batteur titulaire dans leur équipe !

Les mois qui suivirent se ponctuèrent de pique-niques près du lac, de réunions de travail à plusieurs, souvent avec Arthur et Rosalynn, et ils se rapprochèrent.

L’un dans l’autre, c’était une bonne année sur le plan sentimental. Les ennuis vinrent d’un tout autre bord : assez impressionnée par ses progrès, la directrice lui avait proposé un apprentissage poussé pour les trois années et demie à venir, qui réduirait encore davantage son temps libre. C’était le genre d’offre qui ne pouvait pas se refuser mais il apprit le sens réel du mot « entraînement draconien » à partir de cette période.


- Oh, vous exagérez ! Je n’étais pas si dure que ça, vous partiez juste de très loin en termes d’endurance.
- J’étais joueur de Quidditch depuis un an et demi, j’étais sportif !
- Voler sur un balai demande moins d’efforts que de courir, d’esquiver, de porter des poids et de tenir en équilibre à l’envers.
- On voit que vous n’avez jamais eu à frapper un cognard d’un seul bras à pleine vitesse… mais bref, les choses se sont plutôt bien goupillées avec Mary.
- Tout ce que je sais, et que je me contentais de savoir, c’est que vous étiez ensemble l’année suivante. Comment vous avez accompli ce prodige, connaissant votre passif, je me garderais bien de le deviner…
- Oh, tout a commencé par deux entremetteurs qui nous ont piégés mais je préfère ne pas vous le conter en détail.

Alan grimpait rapidement les marches menant au septième étage. Elève de cinquième année, il avait peu de temps à perdre avec les révisions pour les BUSE, qui approchaient beaucoup trop vite à son goût. Le Serdaigle avait cependant mis du temps de côté pour Arthur, qui lui avait demandé de le rejoindre dans la Salle sur Demande pour l’aider sur un projet très important. Nilson avait donc pris du temps pour son meilleur ami et arrivait très peu essoufflé sur place, preuve que son entraînement drastique portait ses fruits, au moins au niveau de son endurance.

Quelle ne fut sa surprise de découvrir, à la place d’Arthur, Mary en train de l’attendre, assise à ce qui ressemblait à une table pour dîner, avec des chandelles et des couverts en argent. La pièce semblait avoir été décorée spécialement pour un repas romantique. C’était un coup monté, il ne pouvait en être autrement et Doherthy semblait aussi surprise que lui.

Le lendemain, il ferait promptement regretter à Morrison de l’avoir piégé mais ce soir… ce soir, il le passa en excellente compagnie et il le termina avec un baiser qui n’était pas sur la joue, cette fois-ci.


- Vous pouvez vous plaindre pendant des heures de mon entraînement mais admettez qu’il a aussi porté ses fruits pendant vos BUSE.
- Pour certaines matières, je l’admets volontiers. Pour d’autres, j’ai eu moins de temps pour les réviser.
- Je vous prie de ne pas me mettre sur le dos vos siestes en cours d’Histoire de la Magie. Le conseil d’administration a refusé à plusieurs reprises mes demandes de remplacer le professeur Binns à ce poste, je m’en lave les mains !
- Peut-être que vous n’êtes pas responsable pour Binns… mais l’étude des moldus ? Je ne l’aurais pas prise même si on m’avait payé pour le faire mais les quelques nés-moldus et sang-mêlés de ma connaissance qui s’y sont essayés n’en sont pas revenus !
- Le Ministère est assez strict sur ce curriculum, surtout pour ce qui est d’éviter que les jeunes sorciers ne se rendent compte du niveau technologique actuel des moldus… ce qui n’est peut-être pas un mal.
- Je persiste à dire que priver une génération entière des joies du cinéma, c’est criminel.

Les deux dernières années d’études à Poudlard passèrent en un battement de cils. Entre ses devoirs de capitaine de l’équipe de Quidditch, ses études, ses entraînements particuliers avec la directrice en compagnie d’Arthur en vue de sa future carrière d’Auror et bien sûr, le plus important, sa relation avec Mary, Alan fut un jeune homme très occupé.

Sa septième année en particulier fut l’occasion pour Mary et lui de concevoir une stratégie pour persuader leurs parents respectifs d’accepter leur union ou, le cas échéant, de l’imposer en se mariant en secret. Ils profitèrent des précédentes vacances d’été puis des vacances d’hiver pour sonder leurs parents sur leurs projets d’union à une personne… peu orthodoxe. En effet, la famille Nilson était sang-pur depuis aussi longtemps que remontait leur mémoire donc inclure une sang-mêlée dans la famille ne serait peut-être pas bien vu. Du bord opposé, le père de Mary était un sorcier né-moldu qui avait construit sa réputation et sa fortune confortable par son seul mérite et il avait épousé une sorcière de sang-pur par amour. Il n’y avait pas de garantie qu’il accepte une union avec une famille conservatrice.

Tous deux l’ignoraient alors mais leurs inquiétudes étaient complètement infondées. Les mères des deux jeunes gens étaient amies de longue date, de par leur travail en commun à Sainte Mangouste et elles furent très tôt au courant de la relation de leurs enfants. Elles persuadèrent chacune leur époux de l’intérêt de l’union, non seulement pour le bonheur de leur enfant mais aussi sur le plan patrimonial. En effet, Mary était la fille unique de la famille Doherthy, récente famille sorcière mais déjà riche par le travail de haute qualité de son père maître des potions. D’un autre côté, Alan était l’héritier de la prestigieuse et influente famille Nilson, ce qui assurerait à Mary un avenir et surtout de pouvoir s’épanouir dans le monde sorcier sans trop souffrir de la discrimination connue par son père en son temps.

Ainsi, un contrat de mariage était déjà en bonne voie de préparation lorsqu’Alan et Mary trouvèrent le courage de parler à leurs parents de leur projet, au terme de leur septième année. A leur grande surprise, leur proposition rencontra non seulement l’enthousiasme mais aussi le soulagement des deux familles, qui craignaient plutôt que l’histoire n’ait pas été sérieuse.

Chapitre 4

- Je me rappelle la lettre que vous m’aviez envoyée ce jour-là, vous étiez… dépité.
- Une année entière de machinations, de plans soigneusement élaborés, de flatteries subtilement lancées, tout ça pour découvrir que nos mères avaient déjà fait le plus gros du travail, probablement avant même que nous ayons songé à nous marier. Vous n’auriez pas été un peu dépitée ?
- J’aurais vu le bon côté des choses. Vos parents étaient déjà enthousiastes et vous avez pu atteindre votre objectif sans heurt. C’est pourtant une leçon que je vous ai enseignée à l’époque déjà : ce qui compte, c’est d’atteindre votre but, pas la façon dont vous avez réussi, dès l’instant où elle est légale, bien entendu.
- Bien entendu. Je ne pourrais toutefois pas dire que cela s’est fait sans heurt.

La romance des deux Serdaigle n’avait pas été la seule à germer pendant ces dernières années d’études. Arthur et Rosalynn, leurs deux entremetteurs plutôt du genre à papillonner jusque-là, s’étaient rapprochés en cherchant à les mettre ensemble, au point de former un couple eux-mêmes. Plus étonnant encore, l’alchimie entre eux avait été telle qu’ils avaient cesser de butiner de fleur en fleur pour se fixer dans une union monogame mais passionnée. Tous les élèves de Serdaigle et de Gryffondor des années supérieures pouvaient en témoigner, ayant appris presque religieusement et avec une rapidité impressionnante le sortilège d’insonorisation pour bloquer le bruit de leurs ébats.

Jamais le professeur Flitwick n’avait été plus impressionné par ses élèves, ni le nouveau couple n’avait davantage rougi face à leurs camarades.

Bien évidemment, ils avaient tous deux été invités au mariage d’Alan et Mary. Fiancée à Arthur depuis peu, Rosalynn persuada Mary de célébrer un double mariage. Le projet plut beaucoup aux quatre familles, qui y virent une opportunité d’organiser un événement assez grandiose tout en divisant les frais par quatre plutôt que par deux. Alan et Arthur ne rechignèrent pas non plus, heureux également de pouvoir fêter ensemble ce qu’ils verraient comme le plus beau jour de leur vie.

Il faillit être gâché par Robert, le frère cadet d’Alan, qui s’opposait à cette union qu’il voyait comme une mésalliance et une salissure du sang des Nilson. Ce jour donna lieu, en privé et à l’insu de Mary jusqu’au lendemain, à la première sérieuse confrontation entre les deux frères. Arthur dut maîtriser Alan pour éviter qu’il n’aille trop loin, suite aux insultes proférées contre sa future épouse. Leur père, Gilbert Nilson, intervint pour interdire à son fils cadet de participer à la cérémonie et le chassa du domaine familial pour le temps des festivités.

Cela ne fut qu’une bien petite tache dans une journée autrement fantastique. Mary était magnifique dans sa robe blanche et radieuse lorsqu’il souleva le voile pour prononcer ses vœux. Le banquet fut somptueux bien sûr mais rien ne marqua davantage le jeune Nilson que de l’entendre prononcer ses vœux en le regardant dans les yeux, scellant leurs destins d’un même lien, d’un lien d’amour et de tendresse que rien ne devait briser.


- C’était une belle journée, en effet.
- J’ai le souvenir que vous étiez bien habillée également et escortée par le professeur Flitwick.
- Filius est peut-être petit mais cela ne l’empêche pas d’être un excellent danseur et un cavalier très galant.
- J’ai beaucoup de respect pour lui, et pas seulement parce qu’il était mon directeur de maison. Je crois que j’aurai des difficultés à l’appeler par son prénom.
- Il vous apprécie beaucoup, il vous considère encore aujourd’hui comme un de ses meilleurs élèves, tout particulièrement en création de sortilèges.
- J’avais besoin d’être inventif, vu le nombre de fois où il m’a mis par terre avec ses propres sortilèges originaux mais cela m’a bien servi à l’académie.

Chapitre 5

Arthur et lui avaient rejoint l’académie de formation des Aurors en septembre, pour débuter leur apprentissage. Les leçons particulières qu’ils avaient eues à Poudlard, auprès de la directrice ainsi que des professeurs Flitwick et Dumbledore, les avaient bien préparés à ce qu’ils allaient affronter. Se distinguant parmi les meilleurs de leur promotion, il s’écoula trois ans avant qu’ils ne deviennent des Aurors confirmés.

Ce fut pendant la dernière année de sa formation, alors qu’il accompagnait un Auror expérimenté, que Nilson vécut un événement qui bouleversa durablement son existence. Pendant qu’ils enquêtaient sur des disparitions étranges, ils furent attaqués par un loup-garou. Clara McGill, l’Auror qui l’accompagnait, perdit la vie face à la créature et Alan s’en sortit de justesse, terrassant la créature mais pas sans être mordu par celle-ci.

Commença alors une période nouvelle dans sa vie : le quotidien d’un lycanthrope. De par son lignage, ses aptitudes et les relations de son père, il fut autorisé à terminer sa formation et à intégrer les rangs des Aurors, une exception à l’époque. Certains de ses sens étaient décuplés, sa force, sa vitesse et surtout ses réflexes s’en trouvèrent augmentés. En contrepartie, il devenait un monstre une fois par mois et les jours avant et après sa transformation étaient davantage un calvaire que ceux du cycle menstruel de son épouse.

Mary fit preuve d’un trésor de patience, de compréhension et d’attention à son égard, le rassurant quant à son amour pour lui et son investissement dans leur mariage en dépit de sa nouvelle condition de loup-garou. Ce fut à cette époque que fut conçue la plus belle chose jamais créée par Alan. Plus encore que les sortilèges sortis de son esprit, aussi inventifs fussent-ils, rien n’arrivait à la cheville du petit être qui émergea de Mary en poussant un premier cri. Leur fille était si petite, si fragile qu’il fut extrêmement précautionneux en la prenant dans ses bras pour la première fois. Il n’oublierait jamais sa main minuscule refermée sur son petit doigt, ni sa petite touffe de cheveux bruns héritée de lui. Elle était la chose la plus merveilleuse sur laquelle il ait posé les yeux, elle s’appellerait Elena.

La naissance de leur fille ne fut pas la seule à se produire dans leur cercle d’amis. Toujours synchronisée à Mary par une coïncidence étrange, Rosalynn accoucha d’un petit garçon dix jours plus tard. L’ancienne Gryffondor bouda gentiment, ayant prévu des naissances presque simultanées mais sans pouvoir prévoir la venue légèrement en avance de la petite Elena. Le petit gaillard, Duncan, devint le filleul d’Alan tandis qu’Elena eut Arthur pour parrain et Susan Boyle, l’autre meilleure amie de Mary, comme marraine.


- Filius et moi avons été ravis d’apprendre la naissance des enfants, bien que cela ait évoqué des sentiments contraires chez d’autres sentiments.
- Oh, vraiment ?
- Disons simplement qu’une nouvelle génération de fauteurs de troubles de votre calibre inquiétait certains professeurs qui commençaient à s’habituer au calme relatif qui s’est installé à votre départ de notre institution.
- Une inquiétude infondée, j’imagine ? Je veux dire, que le fils d’Arthur soit un trouble-fête, je le concède volontiers mais ma fille est sûrement une élève exemplaire.
- Oh, elle est très assidue dans ses études, je peux en attester mais mettez-la dans une pièce avec Duncan Morrison et Alan Desoya… disons simplement qu’elle a hérité de votre potentiel créatif.
- Je ne saurais en être plus fier. J’aurais tellement voulu que ses grands-parents la voient grandir, et moi-même être davantage présent.

Les parents de Mary les avaient quittés peu de temps après la naissance de leur fille, à cause d’une explosion officiellement causée par un accident dans le laboratoire du père de Mary. Le seul problème, c’était qu’Andrew Doherthy était un virtuose dans l’art des potions et qu’un accident n’était jamais survenu dans ses préparations, même lorsqu’il était à Poudlard. L’enquête, qui ne fut malheureusement pas confiée à l’un ou l’autre des deux Aurors, conclut à un accident mais Alan ne put s’empêcher de suspecter un acte criminel.

Gilbert Nilson devait avoir son idée sur la question car son épouse Margaret et lui-même prirent des dispositions testamentaires : s’ils venaient à mourir avant leurs enfants, Alan hériterait et Elena après lui. En cas de mort suspecte de leur fils et de leur petite-fille, la fortune des Nilson serait distribuée à des œuvres de charité.


Cela ne sauva malheureusement pas Gilbert et Margaret, qui furent assassinés lors d’un séjour de plaisance dans une de leurs résidences secondaires. Alan accéda à la tête de la famille Nilson, la petite Elena devant son héritière directe. Leur enterrement fut l’occasion d’une des rares rencontres avec son frère Robert, avec qui il ne s’entendait plus depuis son mariage. Robert avait d’ailleurs épousé un an auparavant une sorcière de sang-pur, Meredith Rowle. Alan ne sut jamais ce qu’il lui trouvait. Cette femme était superficielle et tellement endoctrinée par la propagande sur la pureté du sang qu’il était difficile d’avoir ne serait-ce qu’une conversation cordiale avec elle.

Mary avait terminé ses études de médicomagie et officiait à Sainte Mangouste. Le couple se débrouillait avec les Morrison ainsi qu’avec les elfes de maison des Nilson pour garder leurs enfants, si bien qu’Elena et Duncan passèrent tôt du temps ensemble. A ses quatre ans, Alan avait acheté un petit balai pour enfant à sa fille, ainsi qu’une batte de Quidditch en mousse. La petite Nilson montra rapidement un attrait pour le vol, même à quelques centimètres du sol et une prédisposition pour utiliser sa batte sur le petit Duncan, au grand amusement de ce dernier car le contact ne faisait pas mal.

Rosalynn les imaginait déjà se marier, au grand désespoir d’Alan et d’Arthur qui considéraient que des enfants si jeunes avaient bien le temps – de l’ordre de trois ou quatre décennies – pour penser à ce genre de choses. Les deux « papas poules » étaient souvent la cible des remarques amusées de leurs compagnes respectives mais rien n’aurait pu les séparer de leur bambin. Les Aurors sérieux et déterminés ramollissaient comme de la guimauve lorsqu’ils passaient le seuil de leur domicile.


- J’ai effectivement le souvenir de vos visages mi-hébétés, mi-émerveillés devant votre progéniture. C’était une époque heureuse pour vous deux.
- Oui, six années merveilleuses à regarder mon petit ange grandir.
- C’est au terme de ces six années que l’emprisonnement a eu lieu, n’est-ce pas ?
- En effet, c’est à cette époque qu’une suite d’événements se sont enchaînés tels des dominos pour arriver à ce résultat. Le plus rageant, c’était de réaliser qui avait soigneusement arrangé les dominos puis poussé le premier pour faire tomber les autres.

Chapitre 6

Dépêché dans la partie Est de l’Europe dans une mission d’infiltration visant à récolter des informations, Alan avait intégré une communauté d’individus habitués à flirter avec les limites de la loi mais également plus sympathiques à l’égard des pays de l’Ouest. Sa mission avait connu un certain nombre de difficultés mais rien d’insurmontable. Les informations voulues étaient en poche, il ne lui restait plus qu’à rentrer au bercail.

Ce fut la veille de son retour qu’il fut cueilli dans sa planque par la police militaire magique locale et conduit sans même la semblance d’un procès jusqu’aux portes de Nurmengard. Lorsqu’il fut dépossédé de ses possessions et obligé de revêtir un uniforme de prisonnier, un groupe de sorciers tenta de l’interroger. Le premier, qui tenta d’utiliser la légilimencie contre lui, perdit tout bonnement la raison. Le second essaya de lui faire avaler du veritaserum mais Alan le vomit presque immédiatement, là-encore un réflexe bien utile dû à sa nature de lycan. Le passage à tabac qui s’en suivit le laissa couvert d’hématomes et bien mal en point globalement.

Un homme portant un costume assez cher pour se payer un excellent balai se présenta à lui pour lui expliquer qu’il passerait le restant de ses jours dans cette prison, officiellement car il était un loup-garou non référencé sur un sol étranger au sien, ce qui était interdit ici. Officieusement, sa condamnation résultait de son statut d’agent étranger sur le sol national.

La seule question d’Alan ne se rapportait ni à un avocat, ni à un quelconque procès. Il savait que dans ce pays, il n’aurait aucune chance d’avoir l’un ou l’autre. Quant à l’aide de son gouvernement, puisqu’il n’était pas officiellement censé se trouver là, il pouvait s’asseoir dessus. Non, ce qu’il voulait savoir, c’était comme les policiers l’avaient trouvé.

Dans un élan d’honnêteté qui dénotait son absolue certitude que Nilson ne reverrait pas la lumière du jour, l’homme lui confia que son frère Robert avait obtenu l’information et l’avait relayée au gouvernement, moyennant des concessions diplomatiques de leur part envers le Ministère britannique. Son frère avait gagné sur tous les tableaux : il s’était débarrassé de lui, tout en le troquant à un gouvernement étranger pour des faveurs. Autant dire que le fait qu’il s’agisse de haute trahison envers les intérêts de la Grande Bretagne sorcière ne devait pas compter à ses yeux.


- Etes-vous sûr qu’il s’agissait de Robert ? Demanda-t-elle après avoir bu une gorgée de thé.
- A mon retour, j’ai retrouvé son perroquet, qui m’avait rendu visite. Je l’ai fait gazouiller jusqu’à ce qu’il me dise absolument tout ce qu’il savait… et oui, c’était bien Robert.
- J’imagine que je ne veux pas savoir quel genre de vengeance vous avez prévu à son égard ?
- Disons simplement que mes propres dominos seront bientôt en place et que je compte lui rendre ce qu’il m’a fait au centuple.
- Je vois. Et Nurmengard alors ? C’est une chose de parvenir à s’en échapper mais rester sain de corps et d’esprit pendant sept années dans cet enfer, c’en est une autre. Comment avez-vous fait ?
- Je n’ai pas beaucoup de mérite. La haine est un bon motivateur, elle brûle lentement et elle contrebalançait bien l’amour pour ma femme et ma fille. Je dois surtout beaucoup à Lug.
- Lug ? S’agit-il d’un autre prisonnier ? Ou bien d’un garde sympathique peut-être ?
- Aucun garde n’était sympathique à Nurmengard. Il s’agissait d’un autre prisonnier, d’un certain point de vue… c’est le nom que porte ma moitié lycan.

L’Auror avait vite appris que Nurmengard n’était pas aussi vide que les livres d’histoire voulaient bien le dire. Grindelwald était assurément le prisonnier le plus célèbre de la prison sorcière mais de nombreux fidèles de son armée y avaient été emprisonnés dans les semaines qui avaient suivi sa chute. Alan était en revanche le seul prisonnier à ne pas faire partie de cette catégorie.

En effet, il avait appris que les prisonniers de droit commun et ceux d’ordre politique étaient retenus dans des prisons moins flamboyantes. La seule raison pour laquelle il se trouvait ici, c’était parce que Robert ne voulait pas sa mort, non pas par manque d’envie mais à cause des dispositions testamentaires prises par leur père. Pour cette même raison, il avait été enfermé dans la prison la plus sécurisée du continent.

La nourriture était infecte mais elle le maintenait relativement en vie. Le plus dur avait été les nuits de pleine lune dans les premiers temps, jusqu’à ce que son esprit de loup et lui-même décident de faire plus ample connaissance. Alan ne pouvait pas dire qu’il parlait avec lui mais ils arrivaient d’une certaine façon à se comprendre et à s’influencer, ce qui rendait la solitude forcée plus facile à vivre.

Oh bien sûr, cela ne l’avait pas empêché de virer dans une certaine excentricité au fil du temps mais parler à Lug, tel qu’il avait baptisé le loup, lui permettait de faire fonctionner son cerveau et de ne pas sombrer dans l’apathie. L’Auror avait essayé un grand nombre de méthodes, des plus moldues aux plus invraisemblables sur le plan sorcier, avant de se souvenir d’un très vieux rituel runique présent dans le grimoire de sa famille, qui l’avait fasciné étant adolescent lorsque son père lui avait montré l’ouvrage.

Le seul problème, c’est qu’il demandait un temps incroyablement long pour dessiner toutes les runes dont il aurait besoin, certaines d’entre elles devant être gravées dans sa propre chair. Le processus avait été très douloureux, son sang étant également la seule « encre » dont il disposait. A chaque fois, il priait pour le salut de sa Mary et de son Elena et il maudissait son frère de tout son cœur.


- Un arcane familial, voilà qui est intéressant. Je n’en saurai pas plus à ce sujet, je suppose ?
- Vous supposez bien mais je vous promets que vous ne voudriez pas le réaliser vous-même.
- Et après votre évasion ?
- J’ai rejoint l’ouest et une fois en France, j’ai gagné Calais pour prendre le ferry moldu jusqu’aux côtes britanniques.
- Voilà qui fait un récit captivant mais dites-moi donc pourquoi je devrais vous engager. Vous êtes un ancien détenu, sortant de sept années d’emprisonnement.

Alan se leva du siège dans lequel il était assis. Ses vêtements étaient d’assez bonne facture mais en dépit de son allure de gentleman, l’expression de son visage était particulièrement féroce. Ses deux mains posées sur le bureau, il se pencha par-dessus celui-ci et lui adressa un sourire malicieux.

- Je suis Auror et j’ai plusieurs années de service actif derrière moi. J’ai déjà entraîné de jeunes recrues et animé des clubs de duel du temps de Poudlard. Je sais aussi que vous ne cherchez pas juste un professeur, vous voulez des gens capables de protéger les gamins. Permettez-moi de travailler ici et de voir ma fille, j’assurerai les cours et la protection des élèves.

Un silence de plusieurs secondes s’écoula avant qu’un bruissement de feuilles ne se fasse entendre dans la pièce, lorsque la directrice de Poudlard lui présenta son contrat de travail comme professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Un instant plus tard, celui-ci était signé.

- Vous ne le regretterez pas, Elizabeth.

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MessageSujet: Re: Alan Nilson Lun 24 Juil - 1:10
Fiche validée ! Bon jeu I love you

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MessageSujet: Re: Alan Nilson Lun 24 Juil - 1:10
Merci, Mary ! Smile
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MessageSujet: Re: Alan Nilson
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Alan Nilson
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